Les placements culturels

Un placement culturel, éthique et créateur

La vocation des placements culturels est de réunir des partenaires choisissant de renforcer un projet culturel et
éducatif en plaçant une partie de leurs disponibilités financières.Ce projet doit contribuer à transmettre des points de repère fondamentaux d’humanité et de civilisation, et à apporter ainsi une plus value culturelle et humaine pour la société, tout en renforçant la vie locale.

Si vous souhaitez participer aux placements culturels et investir dans la SCI l'Oliphant qui porte le projet de la Maison du Visiteur, contactez nous par téléphone au 03 86 32 35 65 ou email

Investir, c’est engager l’avenir

Au cours des XIXème et XXème siècles, les sociétés occidentales ont porté  massivement leurs efforts vers le développement industriel et technologique, apportant à leurs contemporains la satisfaction des besoins matériels. Aujourd'hui, même si la répartition de ces biens est très inégale, la production couvre les besoins, et nous pouvons dire que nous vivons en Occident dans une économie d'abondance, où nos besoins matériels essentiels sont satisfaits.
En ce début de XXIème siècle, certains d’entre nous, tout en demeurant préoccupés d’économie, sont inquiets d’un appauvrissement de notre savoir-vivre ensemble; c’est là que réside aujourd’hui la pénurie, et non plus dans la sphère industrielle et technologique. La pauvreté de nos sociétés occidentales réside dans une perte d’identité culturelle ; ce terme est à entendre dans l’acception qu’en a donné Jean-Paul II dans son discours à l’UNESCO : « la culture est ce par quoi l’homme devient plus homme, accède davantage à l’être ».
Nos efforts d’innovation et d’investissement doivent oeuvrer à construire le monde de demain. Pour cela, nous devons développer les secteurs culturels, en privilégiant les projets qui suscitent la vie, les actes de création. La richesse ainsi créée le sera tant pour chaque être qui bénéficiera de l’existence du-dit projet, que pour l’ensemble de la communauté humaine.

L’intérêt privé et le bien commun

Quels sont les organismes qui investissent les champs de l’éducation et de la culture ? L’absence actuelle de rentabilité (au sens financier du terme) exclut le secteur industriel et commercial. Par contre, la société civile s’intéresse à ces domaines, avec intelligence, savoir-faire, et esprit d’innovation. Si ces organismes non marchands trouvent, parfois non sans peine, les fonds nécessaires pour la mise en place et le fonctionnement de leurs projets, ils peinent bien souvent à financer leurs investissements, en particulier ceux immobiliers. Les projets étant bien souvent d’intérêt général, le soutien économique est recherché prioritairement du côté des collectivités publiques. Le monde associatif se développant (2 millions de salariés aujourd’hui), et les collectivités ayant tendance à se désengager financièrement, les organismes privés, associations ou autres, doivent trouver d’autres modes de financements alliant financements public et privé, permettant une complémentarité entre les points de vue du bien commun et celui de l’intérêt privé.

Des placements éthiques et créateurs

Depuis une vingtaine d'années, un nombre croissant de personnes s'interrogent sur l'utilisation de leurs économies. Les placements financiers classiques, dans les grandes entreprises multinationales, les assurances ou les banques, échappent à l'épargnant. Ils nourrissent un système économique basé sur une recherche de profit financier dont les effets culturels et sociaux s'avèrent souvent désastreux.
Certains, s'ils ont le souci légitime de s'assurer de la pérennité de leurs économies, se sentent mal à l'aise avec cette logique. Par ailleurs, en ces temps troublés, nombreux sont ceux qui ne se retrouvent plus dans les fluctuations boursières incessantes, et perdent confiance dans un système de plus en plus global et instable. Certains cherchent à investir dans des projets moins anonymes, plus proches et palpables, dont la plus-value est d'abord humaine et sociale. "Ce n'est plus à une crise des marchés que nous assistons mais à une crise des valeurs et du sens" Jean Brousse - président de l’Institut Européen d’Analyse Géoéconomique-Le Figaro mai 2003.
Des initiatives intéressantes ont vu le jour ces dernières années. Certaines ONG ou associations ont eu l'idée de drainer l'épargne vers des projets de solidarité avec le tiers-monde, d'insertion, d'habitat social, et aujourd'hui d'environnement. Des fonds de placement ont été créés. Un nombre croissant de placements éthiques et solidaires ont vu le jour ces dernières années, attirant un public citoyen et acteur de ses choix
économiques. Ces placements sont maintenant proposés par de grands établissements bancaires.

Une charte des placements culturels

A la lumière de toutes ces réflexions et confronté à la question du financement de la Maison du Visiteur, un concept nouveau de placements financiers à vocation culturelle a été élaboré, afin d’apporter des financements privés aux côtés des subventions publiques, en créant les formes juridiques adaptées à la nature des projets soutenus.
Pour engager cette nouvelle voie, il importait de donner des points de repères quant aux valeurs spécifiques qui
- appréhendent l’économie dans laquelle est situé le travail mené,
- sous-tendent la perception des projets culturels soutenus.

Les points suivants constituent les premiers pas d'une charte qui sera enrichie et complétée au fur et à mesure de l'expérience et des apports à la réflexion.
Une vision personnaliste
La dignité humaine, l'art de vivre ensemble passent par la reconnaissance de la personne dans sa spécificité et son unicité, sachant que toute personne fait partie d’une communauté humaine. « La personne est la clé de voûte de l’appareil ; elle doit faire sentir ce primat dans toute l’organisation économique .» (Emmanuel Mounier – Ecrits sur le personnalisme). Plus qu’un élément parmi d’autres de la charte, cet aspect fonde toute la réflexion qui sous-tend les placements culturels.
Par voie de conséquence :

  • Les activités culturelles ne sont pas des biens de consommation destinés à des "cibles". Chaque personne reçue doit être accueillie en tant que personne, dans le respect de sa culture et de ses convictions.
  • L'épargnant lui aussi, est considéré d'abord comme une personne responsable de son placement, avec ses besoins et ses contraintes particuliers.
  • Le primat de la culture sur l'économie : le véritable développement est d'abord celui des personnes et des communautés humaines, dans un surcroît d'humanité. Là où la personne s'épanouit, la vie appelle la vie, et il y a par voie de conséquence création de richesse, parce que la nature de l'homme est de créer, de susciter, d'échanger.
  • Les projets culturels sont choisis au regard de leur capacité à apporter une plus-value humaine à la société
  • La plus-value financière sera la conséquence d'une plus-value humaine et culturelle. Elle ne sera pas recherchée comme un objectif en soi.
  • L'argent comme moyen d'échange : l'argent est une représentation symbolique des échanges entre les hommes. A une époque où la recherche d'argent est souvent devenue un but en soi, il convient de remettre l'argent à sa place. L'argent ne travaille pas, ne fructifie pas tout seul, indépendamment de l'activité des hommes. Apporter des fonds propres à un projet, c'est lui donner les moyens de respirer, d'échanger, bref de vivre.
  • Les projets culturels n'ont pas pour finalité le profit financier. Pour autant, leur dimension économique n'est pas négligée, ils sont gérés avec rigueur.
  • Le placement n’est pas un prêt à intérêt. Les épargnants ne prélèvent pas de rémunération annuelle sur le résultat de l’activité. S'il y a bénéfice, il est réinvesti dans le projet lui-même.
  • L'orientation vers le bien commun : il n'y a pas contradiction, à long terme, entre l'intérêt privé et l'intérêt de la société prise dans son ensemble lorsque l'enrichissement individuel est engagé avec le souci du bien commun. Lorsqu’il s'effectue au détriment des autres, il s'ensuit à plus ou moins long terme des déséquilibres profonds, sources d'appauvrissement pour tous.
  • Les projets choisis sont des projets d'intérêt général, ouverts à tous les publics.
  • Les épargnants, par leur placement, contribuent au développement de communautés humaines qui élaborent un mieux vivre ensemble, véritable garantie de la richesse des individus à long terme.
  • La proximité : à l'heure où les entreprises deviennent protéiformes et anonymes, il apparaît essentiel de soutenir des projets à taille plus petite, où les hommes puissent recréer des liens et être acteurs de leurs initiatives.
  • La taille des projets permet qu'un contact direct soit possible entre ses animateurs et les épargnants.
  • Ceux-ci sont tenus régulièrement informés de la vie et des évolutions du projet et peuvent avoir accès aux activités proposées.
  • Un engagement dans le temps : assimiler le temps et l'argent contribue à une accélération du temps néfaste au développement de l'homme. Nous privilégierons des projets qui laissent à l'homme le temps de l'ouverture et de la construction intérieure.
  • Les projets culturels s'inscrivent dans une perspective à long terme parce que la culture ne peut s'élaborer que dans la durée, reliée au passé par l'histoire et le patrimoine, plongée dans une expérience vécue au présent, et porteuse de valeurs qui fondent la civilisation de demain.
  • Les placements culturels sont des placements à moyen ou long terme pour soutenir durablement les projets et leur donner une stabilité.

La crétaion des placements culturels à la Maison du Visiteur a fait école ; si vous souhaitez en savoir plus, contactez nous.